Il existe différentes façons de détecter des fuites avec un détecteur de fuites : avec du gaz traceur ou en utilisant l’air.
Avec le gaz traceur comme moyen de détection, il existe trois options. Le test par aspersion est adapté aux composants sous vide, tandis que le test de reniflage est destiné aux composants sous pression. Un test de fuite intégral est une variante pour les composants qui peuvent être placés à l’intérieur d’une chambre sous vide.
Les méthodes de test sont faciles à réaliser et fournissent des résultats précis, ce qui fait du détecteur de fuite de Pfeiffer Vacuum+Fab Solutions le complément parfait pour votre procédé de vide.
Détection de fuites par gaz traceur
Avec le gaz traceur comme moyen de détection, il existe trois options. Le test par aspersion est adapté aux composants sous vide, tandis que le test de reniflage est destiné aux composants sous pression. Un test de fuite intégral est une variante pour les composants qui peuvent être placés à l’intérieur d’une chambre sous vide.
Test par aspersion
Le test par aspersion est la méthode de test idéale pour les composants sous vide. Ce principe de mesure offre la sensibilité la plus élevée parmi toutes les méthodes disponibles. Une pompe à vide élimine l’air de l’objet à tester suspecté d’avoir une fuite et le détecteur de fuites est aussi raccordé à l’objet à tester via un flasque. L’objet testé peut varier : four sous vide, tuyauterie, réservoir ou n’importe quel autre équipement. L’hélium ou l’hydrogène (gaz de formage) est pulvérisé sur l’enveloppe extérieure de l’objet testé avec un pistolet aspergeur (voir la figure 1). En cas de fuite, les molécules de gaz traceur entrantes sont aspirées simultanément par la pompe à vide turbomoléculaire intégrée au détecteur de fuites et par sa pompe primaire. Les molécules pénètrent dans une cellule d’analyse qui détecte le gaz traceur.
Détection des fuites par reniflage
La détection de fuites par reniflage est la méthode parfaite pour les composants sous pression. Le gaz traceur est injecté jusqu'à atteindre la pression d'utilisation de l'objet à tester, tel qu’une pièce d’équipement, une tuyauterie ou un réservoir. Une sonde de reniflage, un outil conçu pour collecter le gaz traceur et pouvant être achetée comme accessoire, doit être raccordée à nos détecteurs de fuites. L’opérateur passe lentement et systématiquement la sonde de reniflage sur l’objet à tester à la recherche de fuites potentielles (voir figure 2). En cas de fuite, les atomes du gaz traceur qui s’échappent sont détectés. Les points de fuite peuvent ainsi être localisés avec précision.
Détection intégrale des fuites
Le test par aspersion et la détection de fuites par reniflage peuvent tous deux être employés dans le cadre d’un test de détection de fuites intégral. Ici, l’objet testé est placé dans un réservoir, que ce soit un film plastique ou un réservoir rigide (illustré en bleu sur les figures 3 et 4).
La détection intégrale de fuites par reniflage est réalisée à la pression atmosphérique. L’objet de test est rempli d’hélium ou d’hydrogène (gaz de formage) (1). S’il y a une fuite et que le gaz traceur commence à s’échapper, il est capturé dans le réservoir. La sonde de reniflage collecte le gaz traceur, permettant au détecteur de fuite de voir l'augmentation de la concentration au fil du temps et de mesurer le taux de fuite (2).
Lors d’un test par aspersion intégral, l’objet testé est raccordé au détecteur de fuites et placé dans un réservoir (3). Tout comme le test par aspersion conventionnel, le test par aspersion intégral est effectué sous vide. Cependant, alors qu’un test par aspersion conventionnel évacue l’objet test lui-même, cette méthode évacue uniquement le récipient environnant. Le réservoir est ensuite rempli d’une quantité définie d’hélium. Cela garantit des conditions de test et résultats précis. En cas de fuite, l’hélium pénètre dans l’objet testé en raison de la pression différentielle. Le détecteur de fuites mesure la quantité d’hélium à l’intérieur de l’objet testé et détermine ainsi le taux de fuite. Cependant, les méthodes intégrales de test de fuites ne permettent pas de localiser la fuite.
Détection de fuites à l'air
Une autre méthode consiste à utiliser un détecteur de fuites utilisant l’air. Ce dernier utilise notre capteur Micro-Flow breveté pour mesurer le débit d’air provenant d’un réservoir afin de compenser la perte d’air due à une fuite. Le capteur Micro-Flow peut être utilisé pour détecter des fuites dans des objets sous pression ou dans des objets sous vide grâce à une méthode spéciale appelée Mass Extraction, utilisant le capteur Micro-Flow.
Micro-Flow
L’objet de test est d’abord connecté à l’installation de test. Celle-ci est composée du détecteur de fuites et d’un réservoir d’air. L’objet de test est ensuite pressurisé avec de l’air provenant du réservoir à un niveau de pression prédéfini. En cas de fuite, l’air s’échappera de l’objet de test.
Cette installation réapprovisionne en continu du gaz afin de compenser la perte d’air, ce qui permet de maintenir la pression. Le gaz réapprovisionné passe du réservoir à travers un capteur de conception spéciale, le capteur Micro-Flow. Ce capteur est équipé d’une technologie brevetée qui amplifie le signal, ce qui permet de mesurer même des taux de fuite infimes jusqu’à 5 · 10-4 mbar · l/s.
Cette technologie est non destructive, laissant l’objet de test intact. Elle fournit des résultats quantitatifs sans nécessiter d’étalonnage quotidien, ce qui la rend très fiable et efficace pour diverses applications industrielles.
Extraction de masse
La méthode d’extraction de masse utilise également le capteur Micro-Flow, mais est réalisée sous vide. Cela permet d’améliorer la limite de détection et de garantir l’absence de transmission de chaleur en raison de l’effet isolant du vide.
Lors de la première étape de l’extraction de masse, l’unité de test est placée dans une chambre sous vide. Cette chambre est raccordée au détecteur de fuites, qui contient le capteur Micro-Flow ainsi qu’un réservoir d’air. La chambre est ensuite évacuée. Le taux de fuite de l’unité de test est déterminé par le débit du réservoir vers l’unité de test. Avec cette méthode, une limite de détection de 7 · 10-7 mbar · l/s peut être obtenue et des défauts aussi petits que 1 μm peuvent être détectés.